La formation en alternance au cœur des préoccupations politiques

Allemagne, Suisse, Norvège… ces pays sont souvent cités comme modèles en matière d’alternance. Pourtant, en Belgique, la formation en alternance existe depuis plus de 50 ans. Avec un taux d’insertion professionnelle de près de 80%, cette méthode pédagogique a largement fait ses preuves !

 

Convaincu par ce système, les 17 Fédérations membre du Conseil d’Administration de l’efp ont organisé un débat politique dans le cadre de la Journée Portes Ouvertes du 5 mai dernier. 5 représentants bruxellois (Rachid Azaoum (CDH), Magali Plovie (Ecolo), Dorothée Scheveneels (Défi), Martin Casier (PS) et Vincent De Wolf (MR) étaient présents pour donner leur avis sur la formation en alternance et ses enjeux à Bruxelles.

 

Il en ressort un accord à l’unanimité par rapport à l’importance de ce système de formation, mais aussi par rapport à l’investissement et à la volonté d’y allouer des moyens. Pour rappel, l'alternance est un système de formation qui combine pratique professionnelle en entreprise et cours en centre de formation. Par ailleurs, les partis considèrent que la formation continue des entreprises, qui garantit la mise à jour des compétences professionnelles, doit être financée par les pouvoirs publics.

 

« Il faut investir dans la formation en alternance et encourager les trois filières de formations : l’apprentissage, l’entrepreneuriat et la formation continue. On doit conforter la formation en alternance comme filière d’excellence à Bruxelles » affirme Rachid Azaoum (CDH).

 

Magali Plovie (Ecolo) ajoute : « L’offre doit être axée sur les métiers en demande et être en lien avec les problématiques actuelles comme le climat, le numérique, la mobilité, la construction… Il faut en faire un pôle de formation important pour avancer sur des questions sociétales et mettre l’apprenant au cœur du projet ».

 

Dans cette même logique, selon Dorothée Scheevenels (Défi) : « Le monde est en pleine mutation, il est donc important de s’adapter et d’anticiper la création de nouveaux métiers. Dans cette optique, la question de la mobilité est un réel enjeu ! Il faut donner la possibilité aux jeunes de faire des passerelles et de changer de formation. Mais pour cela, il faut lever le plafond de verre lié à l’alternance ».

 

De son côté, Martin Casier (PS) défend l’idée d’une labellisation de l’alternance ! Selon lui, « il faut reconnaître les spécificités de l’alternance (contrat, tuteur, rémunération, certification) et les valoriser. En Allemagne, l’alternance est intégrée dans la culture des entreprises ! Nous devons en faire de même à Bruxelles. Il faut accompagner les entreprises pour qu’elles s’engagent dans la formation des jeunes » !

 

Pour Vincent De Wolf (MR), « la revalorisation de l’enseignement passe notamment par plus de synergies avec le monde de l’entreprise et par le développement de stages et de formations en alternance afin de rencontrer les besoins et d’assurer un meilleur avenir professionnel aux jeunes ».

 

Enfin, par rapport à l’accès à la profession, tous sont d’accord pour son maintien, à certaines conditions : établir un lien entre la Validation des Compétences et les jurys centraux, revoir les modalités pour en garantir l’efficacité et analyser l’impact de la suppression en Flandre.